Le croisement des cessions et des disparitions par grands secteurs présente quatre types d’entreprises différents en 2012.
Toutefois, les secteurs constituant ces quatre types d’entreprises sont parfois hétérogènes. Au sein de ces secteurs d’activités regroupés, on note des disparités entre les sous-secteurs qui les composent. Elles s’expliquent notamment par des effets de structures, tels que l’effet de la taille de l’entreprise ou son type d’actionnariat. 
Les secteurs de l’imprimerie, de l’habillement voire du travail du bois, dont la part d’entreprises de plus de 50 salariés est inférieure à la moyenne du secteur manufacturier, ont des taux de disparition supérieurs à la moyenne. En revanche, les industries telles que la chimie, la fabrication de produits électroniques et informatiques, la métallurgie ou la production de papier et carton, dont les entreprises sont de plus grande taille qu’en moyenne, ont des taux de cession élevés et des taux de disparition réduits. 
Le secteur du BTP présente également une nette différence entre le génie civil et la construction. Le génie civil représente environ 1 800 PME et ETI, dont plus de 31 % ont plus de 50 salariés, et se renouvelle surtout par la cession (taux de cession de 7,6 % et taux de disparition de 2,3 %). La construction, quant à elle, compte 29 500 PME et ETI, dont moins de 10 % ont plus de 50 salariés et 80 % sont détenues par un actionnaire personne physique. C’est l’un des très rares sous-secteurs dont le taux de disparition est supérieur au taux de cession (3,9 % contre 3,2 %).
Enfin, les services spécialisés/scientifiques/techniques/administratifs regroupent des sous-secteurs appartenant aux quatre quadrants. Les PME exerçant des activités juridiques et comptables, de petite taille, ont peu recours à la cession, tandis que les sous-secteurs de la publicité et des activités des sièges sociaux et de conseil, dont la part des PME de 50 salariés et plus est supérieure à la moyenne du secteur, présentent des taux de cession plus élevés qu’en moyenne. Les services relatifs aux bâtiments, de plus grande taille également mais dont 68 % des PME sont détenues par des personnes physiques, sont plus proches du secteur du BTP que de celui des services spécialisés.
Ainsi, une faible taille moyenne d’entreprise et/ou un capital principalement détenu par des personnes physiques sont des indicateurs qui distinguent souvent les sous-secteurs qui ont des taux de disparition élevés et un recours à la cession peu marqué, comme l’imprimerie, le travail du bois, la construction, les services relatifs aux bâtiments ou les transports terrestres. De plus, les repreneurs d’entreprises dans ces secteurs sont plus souvent qu’en moyenne des petites structures, comme des TPE, plutôt que des PME ou des ETI. Cette moindre tendance à la concentration conduit à perpétuer le positionnement de ces sous-secteurs.