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Conclusion : confiance, âge et croissance, des enjeux croisés

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De même, les opérations menées via des holdings ou un changement d’actionnaire représentent 34 % des cessions-transmissions.
Le dénombrement, plutôt restrictif, des opérations conduit à 12 315 cessions-transmissions en 2010. Il se situe très au-delà des estimations communément admises et concerne entre 1,4 et
1,5 million d’emplois. Mais ce niveau serait plutôt en retrait par rapport aux années 2004 à 2008.

Trois univers, deux générations

Cette image de la cession-transmission n’est pourtant que le reflet d’une transformation profonde de l’organisation des PME : plus de la moitié appartiennent à un groupe et la présence d’un holding est majoritaire au-delà de 100 salariés. Dans la pratique, trois univers se juxtaposent : des opérations "techniques", telles la création d’un holding ou l’ajustement du

portefeuille d’activités, des ventes en vue d’une réorientation en cours de vie active ou d’une valorisation du capital professionnel et, enfin, les passages de relais en vue de la retraite.

A ces trois univers se superposent deux générations. Celle des sexagénaires – plus fréquemment des "techniciens" créateurs de leur entreprise et très attachés à sa pérennité – se situe de facto dans la logique d’une entreprise pour une vie active. Celle des trentenaires et des quadragénaires – plus souvent des repreneurs et des managers dont le patrimoine privé est peu développé – est moins attachée définitivement à une entreprise et apparaît davantage sensible aux opportunités financières et aux possibilités de rebond qu’offre une cession totale ou une réallocation des activités du groupe.

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