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Conclusion : confiance, âge et croissance, des enjeux croisés

Entre la fidélité des uns et la flexibilité mentale des autres, il s’agit d’ailleurs moins d’une opposition que d’une différence de degré dans les attitudes.

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Ce parcours dans l’univers de la cession-transmission de PME a été délibérément placé sous le signe de l’observation :

  • statistique, par la mesure de toutes les opérations recensées ;
  • comportementale, à travers deux enquêtes effectuées auprès de dirigeants, cédants potentiels ou non, repreneurs, héritiers ou créateurs ;
  • économique, par l’analyse des performances et des stratégies financières des PME.

Cette approche, sans prétendre à l’exhaustivité, conduit à porter un regard direct et sans a priori sur le sujet. Elle offre ainsi une image de la cession-transmission à la fois complexe, voire peu conforme aux idées reçues, et représentative d’une forme de modernité des PME et de leurs dirigeants. Elle éclaire d’un jour particulier

les enjeux croisés de leur avancée en âge et de la reprise d’entreprise en matière de croissance comme d’équilibre démographique.

Un nouveau regard sur la cession-transmission

Effectivement, la cession-transmission n’est pas, principalement, une opération de vente ou de transfert à titre gratuit d’une entreprise à l’occasion de la fin d’activité professionnelle de son dirigeant-propriétaire. Elle n’est pas déterminée par l’âge et elle prend des formes multiples au-delà de la cession pure. Ainsi, 58 % des opérations interviennent avant 55 ans et les opérations sont deux fois plus fréquentes pour les entités de 100 à 249 salariés dont le chef d’entreprise a entre 45 et 49 ans que pour celles de 10 à 19 salariés qui ont à leur tête une personne de 64 à 65 ans.

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